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Desde la crisis de 2008 se multiplican las críticas al capitalismo. Entre ellas, la de Wolfgang Streeck, pilar de la socialdemocracia alemana, predice la implosión del capitalismo.

. . . el análisis de Streeck tiene tanto más peso cuanto él mismo viene del establishment que ahora ataca. Ha desempeñado varios papeles clave: director adjunto del mejor instituto de humanidades de Alemania, consejero del gobierno de Gerhard Schröder a finales de los 90 . . .

Streeck señala «cinco problemas sistémicos» del capitalismo avanzado que hoy conocemos: el estancamiento, la redistribución oligárquica, el expolio del dominio público, la corrupción y la anarquía global. Estos problemas empeoran continuamente, poniendo al capitalismo como orden social en una situación crítica.

Michael Roberts: «La date de péremption du capitalisme» [reseña crítica de Wolfgang Streeck: How Will Capitalism End ? Essays on a Failing System], en lavamedia.be, 10 abril 2017 (extr. y trad. La Litera información)

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Depuis la crise de 2008, les critiques du capitalisme se multiplient. Parmi celles-ci, celle de Wolfgang Streeck, pillier de la social-démocratie allemande, prédit l’implosion du capitalisme.

. . . l’analyse de Streeck a d’autant plus de poids qu’il est issu de la structure même qu’il attaque. Il a joué plusieurs rôles clés : directeur adjoint du meilleur institut de sciences humaines d’Allemagne, conseiller du gouvernement de Gerhard Schröder à la fin des années 90 . . .

Streeck montre du doigt « cinq problèmes systémiques » du capitalisme avancé que nous connaissons aujourd’hui : la stagnation, la redistribution oligarchique, la spoliation du domaine public, la corruption et l’anarchie globale. Ces troubles empirent continuellement, mettant ainsi le capitalisme en tant qu’ordre social dans une situation critique.

Michael Roberts, « La date de péremption du capitalisme » [compte rendu critique de Wolfgang Streeck, How Will Capitalism End ? Essays on a Failing System], in lavamedia.be, 10 avril 2017 (extr. La Litera información)

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. . . Ante todo, los medios de comunicación representan un contrato económico por el cual todo lo que sucede en el mundo está vinculado al acto de vender.

. . . Las malas noticias no se convertirán en buenas noticias. El mercado es libre. El público se siente impotente . . .

«¡Oh noticia que no se puede soportar y que no se puede ignorar!», canta conmovido el coro en el Ajax de Sófocles.

. . . Documentada por vez primera, la compasión se reconoce como una capacidad humana. Por lo general, era el coro quien mostraba compasión —el coro, cuya aparición en el teatro coincidió históricamente con la creación de la democracia ateniense. He aquí, por ejemplo, un coro que ve la guerra con otros ojos:

«Ares, el cambista de cadáveres, coloca su balanza en medio de la lucha; llena las urnas cinerarias y las envía desde Troya a los parientes, penoso polvo causa de amargas lágrimas. Los lamentos alternan con los elogios: a uno insigne en la batalla, a otro caído gloriosamente en la matanza —por una mujer que no le tocaba en nada; pero esto en voz baja; y el dolor camina silencioso, entreverado de odio contra los Atridas vengadores.» (Esquilo: Agamenón)

El coro no buscaba la solución, sino la comprensión de lo que había pasado. Su impotencia se veía aliviada por su papel de testigo autorizado a preguntar, a comentar y a esperar en función de su propia experiencia: a él correspondía, cuando lo tuviera a bien, reconocer lo trágico como trágico.

Basta con fijarse en este punto para ver el contraste con la forma en que los medios comunican hoy en día sus malas noticias y la forma en que se dirigen a quienes las reciben. Las malas noticias se presentan como una interrupción familiar, poco afortunada y fastidiosa, en la rutina de la vida cotidiana. Una intrusión . . .

Quizá sea aquí, precisamente, donde nuestra forma de democracia está siendo poco a poco sacrificada . . . El rechazo de los medios de comunicación a admitir que el público, en sus entrañas, conoce el mundo. El rechazo a dirigirse a él como a una entidad capaz de conocer el mundo. Sin embargo el público comparte muchos de los conocimientos de Sófocles . . .

La causa del rechazo que amenaza nuestra forma de democracia, la causa de que los medios subestimen sistemáticamente lo que tenemos en común, se reduce siempre a lo mismo: la necesidad de vender.

John Berger: «Mauvaises nouvelles», en Le Monde diplomatique, marzo 1992 (extr. y trad. La Litera información)

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. . . D’abord et avant tout, les médias représentent un contrat économique par lequel tout ce qui advient dans le monde se trouve lié à l’acte de vendre.

. . . Les mauvaises nouvelles ne vont pas se transformer en bonnes nouvelles. Le marché est libre. Le public se sent impuissant . . .

« O nouvelle que l’esprit ne peut accueillir et ne peut fuir ! », chante le chœur apitoyé dans l’Ajax de Sophocle.

. . . Pour la première fois attestée, l’aptitude à la compassion s’est vue formellement reconnue comme une disposition humaine. D’habitude, c’était le chœur qui manifestait cette compassion — le chœur, dont l’avènement au théâtre a historiquement coïncidé avec l’invention de la démocratie athénienne. Voici par exemple un chœur qui s’exprime de façon nouvelle sur la guerre :

« Arès, changeur de mort, dans la mêlée guerrière a dressé ses balances, et, d’Ilion, il renvoie aux parents, au sortir de la flamme, une poussière lourde de pleurs cruels en guise d’homme, de la cendre, que dans les vases il entasse aisément ! On gémit en vantant tel guerrier si habile au combat, tel autre glorieusement tombé dans la lutte sanglante — pour une femme qui ne lui était rien ; mais cela à voix basse, et la douleur sourdement chemine, mêlée de haine contre les fils d’Atrée, champions de la vengeance. » (Eschyle, Agamemnon)

. . . [Le chœur] ne cherchait pas la solution, mais l’expression de ce qui était arrivé. Son impuissance se voyait atténuée par la certitude que son rôle de témoin l’autorisait à interroger, à commenter et à espérer en fonction de sa propre expérience : c’était à lui qu’il revenait, au moment où il le jugeait bon, de déclarer le tragique tragique.

Il suffit de relever ce point pour voir apparaître le contraste avec la manière dont les médias livrent aujourd’hui leurs mauvaises nouvelles, et la manière dont elles s’adressent à ceux qui les reçoivent. Les mauvaises nouvelles sont présentées comme une interruption familière, malheureuse et regrettable, dans la routine de la vie quotidienne. Une intrusion . . .

C’est peut-être précisément à cet endroit que notre forme de démocratie subit une lente mise à mort . . . Le refus par les médias d’admettre que le public, dans son cœur, connaît le monde. Le refus de s’adresser à lui, comme à une entité capable de connaître le monde. Le public partage pourtant beaucoup des connaissances de Sophocle . . .

La cause du refus qui menace notre forme de démocratie, la cause de la sous-estimation systématique par les médias de tout ce que nous avons en commun, cette cause se résume invariablement à la même chose : le besoin délinquant de vendre.

John Berger, « Mauvaises nouvelles », in Le Monde diplomatique, mars 1992 (extr. La Litera información)

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